Bonjour

Avec François, nous étions d’accord depuis le début. Nous voulions 2 enfants et nous les voulions assez rapprochés. Ayant nous même 4 ans d’écart avec notre frère ou notre sœur, on estimait que ça faisait trop (surtout dans les jeunes années)…

C’est pourquoi, dès qu’Ezekiel a eu 1 an, la question d’avoir le 2ème est venue. Nous étions « prêts » (je ne sais pas si on est jamais prêt à avoir un enfant en fait !!). Allaitant toujours Ezekiel à la demande, mon retour de couches n’avait toujours pas eu lieu. Mais il est finalement arrivé bien vite aux alentours de ses 13/14 mois lorsque j’ai arrêté de tirer mon lait le midi pour lui fournir à la crèche. Dès lors, nous nous sommes lancés dans la conception de bébé 2. Sachant qu’Ezekiel avait mis plus de 2 ans avant de se nicher en moi, nous nous préparions aussi à une longue attente pour ne pas se forger trop de faux espoirs. Et disons-le clairement, c’est plus compliqué de concevoir le 2ème que le 1er (on est bien moins disponibles tout de même ^^!!)

En août 2017, juste avant de partir pour une semaine de vacances, je calcule à nouveau mon cycle et je me rends compte que j’ai peut-être du retard. Mais comme j’allaite toujours beaucoup Ezekiel, et que mon retour de couche n’a eu lieu qu’en Février, je sais que ça peut encore être très aléatoire !! Lors de nos premières courses une fois arrivés sur notre lieu de vacances, je passe à la pharmacie prendre 2 tests de grossesse. Dès le mardi matin, je fais le premier. Il s’avère positif directement. J’ai du mal à réaliser.

Le lendemain, les parents de François et mon papa viennent passer la journée avec nous (nous ne sommes qu’à 1h30 de route de chez nous). On se dit alors qu’on pourrait leur annoncer tout de suite. Nous ne voulions de toutes façons pas attendre le délai « classique » qui veut qu’on annonce sa grossesse une fois la première échographie passée… On se dit que si je dois faire une fausse-couche, on ne veut pas annoncer juste une mauvaise nouvelle, et on veut tout vivre avec nos proches !! Le mercredi matin, pour être sûrs, je refais le 2ème test qui est à nouveau positif. On annoncera alors à nos parents lors de notre repas de midi la bonne nouvelle. C’est Ezekiel qui leur dira que « maman a un bébé dans le bidon » !!!

Et voilà, ça devenait réel ! Dans la semaine, on a donc aussi appelé nos frères et sœur pour leur annoncer rapidement !! Un bébé est alors prévu pour avril / mai, on ne sait pas trop encore car j’ai fait mon test assez tard, n’ayant pas été hyper attentive aux dates.

Dès que nous sommes rentrés de notre semaine de vacances, j’ai appelé le labo pour faire ma prise de sang. J’avais déjà mon ordonnance que ma sage-femme m’avait faite dès le retrait du stérilet !! Et dans l’après-midi, j’avais mon résultat, j’étais bien enceinte !! Un bébé prévu donc pour fin avril après calculs plus poussés ^^.

Et c’est le début d’une nouvelle aventure afin de se préparer à accueillir un nouveau bébé dans la famille.

Et ma deuxième grossesse, je vous le dis franchement, je ne l’ai pas du tout vécu comme la première, c’était impossible.

Les similitudes :

  • je n’ai jamais été malade, je ne connais pas les nausées. Il paraît que ma maman n’a jamais été malade étant enceinte et que c’est un élément qui se retrouve souvent de mère en fille !
  • j’ai réussi à travailler jusqu’au bout, pas d’arrêt maladie avant la date de mon congé maternité. J’ai juste eu un peu plus de vacances posées avant la date pour Azilis. Et j’ai la même remplaçante à mon travail, donc pas besoin de la former de nouveau (sauf pour quelques petits détails !!)

Les différences :

  • la fatigue : pour Ezekiel, je me souviens de deux semaines de très grosse fatigue début mai 2015, dans les temps où nous avons annoncé ma grossesse à nos familles. Je faisais une sieste tous les midis en rentrant déjeuner à la maison, et le soir, je me couchais dès que possible. Ca me permettait de très bien tenir le coup en journée ! Pour Azilis, j’ai aussi eu une vraie grosse période de fatigue, mais ça a duré beaucoup plus longtemps puisque je ne pouvais plus me repose dès que le besoin s’en faisait sentir, je devais m’occuper d’Ezekiel en rentrant le soir du travail (il demandait beaucoup maman !) et les pauses déjeuner, j’avais tendance à ne pas trop m’arrêter non plus pour gérer l’intendance !! Du coup, au lieu de deux semaines de fatigue, ça a plutôt duré deux mois, mais j’ai tenu bon !
  • la peur : pour Ezekiel, puisqu’il avait mis deux ans à s’installer en moi, j’avais vraiment vécu les premiers mois un peu angoissée de le perdre. Les fausses-couches sont bien plus fréquentes qu’on ne le pense. Si je ne me trompe pas, plus d’une femme sur 2 en France connaît cette épreuve (et beaucoup n’en parlent pas d’ailleurs, c’est un sujet très tabou chez nous qui mériterait d’être bien plus abordé pour aider beaucoup de familles car c’est un vrai deuil à faire !!! – ceci peut faire l’objet d’un autre article tellement j’ai lu sur le sujet). Pour cette deuxième grossesse, je n’avais aucune crainte, comme si j’avais une totale confiance en mon bébé, c’était un peu perturbant d’ailleurs !
  • l’amour / la connexion : Ezekiel, une fois ce temps d’angoisse de le perdre passé, je l’ai aimé inconditionnellement, c’était logique, je lui parlais souvent, j’étais en connexion avec lui ! Pour Azilis, j’ai eu plus de mal à établir ce lien. Ou du moins, il a été fort mais très différent. Quand on a déjà un enfant, une des questions qui vient souvent, c’est si on sera capable d’aimer ce nouvel enfant autant / comme l’autre ! Même si tout le monde nous assure que Oui, on les aimera autant, on se dit que c’est impossible d’aimer autant ce nouvel enfant tellement l’amour pour le premier est immense et nous envahit !! (et bien Si, toutes ces personnes avaient raison, on l’aime tout autant. Par contre, on ne peut pas dire qu’on l’aime pareil, c’est impossible, chaque enfant étant unique, chaque relation parent-enfant étant unique, l’amour est aussi différent, mais ni plus ou moins fort, juste différent !). Et j’étais tellement occupée par mon premier enfant que j’ai vu les mois de cette grossesse défiler sans réussir autant que je l’aurais aimé à entrer en connexion avec mon bébé. J’avais moins de temps à lui consacrer, il a donc grandi en moi bien plus « seul ». Et vous en penserez ce que vous voudrez mais je trouve que ça se ressent sur les différences de caractères qu’ils peuvent déjà avoir si jeunes !! Je trouve déjà Azilis bien plus « indépendante » que son frère peut être « fusionnel » !!
  • la saison : Ezekiel est de début décembre et Azilis de fin avril, ils sont donc en total opposé au niveau des saisons. Mes grossesses l’ont donc été aussi. Pour Ezekiel j’ai été enceinte en plein été, pour Azilis j’ai connu un Noël enceinte ! Et je suis contente d’avoir vécu finalement sur mes deux grossesses tous les mois de l’année enceinte, car on ne fait pas les mêmes choses (pour se reposer, pour prendre soin de soi et de son futur bébé, pour profiter de cette étape de la vie de femme) !

Je pense que j’ai fait le tour de mon sujet. Si vous avez des questions, n’hésitez pas à me les poser en commentaires ! Et si vous souhaitez partager vos impression et votre vécu avec moi, je serai ravie d’en discuter plus longuement.

Si vous voulez les détails de mon accouchement, c’est par ici que ça se passe !

A très vite pour un nouvel article !

 

*photos de l’article par mon amie photographe Elisa

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