Azilis, notre fille, est née le 25 avril 2018, à la maison (lire l’article dédié). Elle a fait sa première tétée dès sa naissance et ce pendant 3/4h environ.

Je vais vous raconter dans cet article l’histoire de notre allaitement, qui est toujours d’actualité !

La première tétée dès la naissance

Au moment de sa naissance, son frère Ezekiel était toujours allaité (lire l’histoire de l’allaitement d’Ezekiel ICI). Je ne savais donc pas trop à quoi m’attendre. Un co-allaitement allait se mettre en place sans que je l’ai vraiment anticipé. C’est arrivé en se laissant porter par la magie de l’allaitement au fil du temps ! J’avais pris quelques informations sur ce sujet particulier du co-allaitement (et là, je remercie toutes les mamans allaitantes que je suis sur Instagram) et la seule idée claire que j’avais, c’était que le nouveau bébé était prioritaire sur les tétées.

En effet, le lait que mes seins produisaient était adapté à ce nouveau-né tout particulièrement. Et un nouveau-né n’a que cet apport nutritif, il est donc important que son allaitement soit fait « à la demande » afin de combler son besoin alimentaire. Contrairement au bébé, le bambin de 2 ans 1/2 a par ailleurs une diversification alimentaire bien mise en place (si aucun trouble ne vient empêcher cela bien entendu) et le lait est devenu un élément de son alimentation qui n’est plus le principal apport !

J’avais le souvenir d’une montée de lait douloureuse à la naissance d’Ezekiel et je me préparais donc à peut-être revivre la même chose. Ma montée de lait s’est faite dès J2 post-accouchement et elle n’a pas du tout été douloureuse. L’explication principale de tout ça était que j’allaitais toujours Ezekiel. En effet, mes seins avaient toujours été stimulés durant toute la grossesse d’une part, puis dès la naissance d’Azilis, ils ont été stimulés par ce bébé naissant mais aussi par son grand-frère ! Double stimulation = montée de lait très très rapide !! Et pour la douleur, et bien, à nouveau l’effet bénéfique du grand-frère encore allaité !! Ezekiel pouvait parfois téter tout simplement pour soulager mes seins trop tendus et gorgés de lait lorsque Azilis avait terminé sa tétée ou qu’elle dormait profondément mais que mes seins étaient bien pleins. J’étais toutefois très vigilante sur le fait qu’Azilis profite bien du lait bien gras qui arrive en seconde partie de tétée. Ainsi, selon les moments, soit je lui donnais plusieurs fois le même sein à la suite, soit si j’avais besoin de désengorger un peu, je demandais à Ezekiel de téter juste un peu pour qu’il ait lui le « premier lait » et qu’Azilis bénéficie de plus de lait gras !

Je dois bien l’avouer, c’était ma principale crainte. Que le grand-frère, qui tétait très bien et plus fort et/ou plus longtemps parfois, ne vienne prendre trop de lait et que sa sœur puisse manquer ! Cette inquiétude a duré juste quelques jours… J’ai finalement réussi à bien lâcher prise car Azilis a de suite su très bien téter et que ses pesées des premiers jours étaient vraiment très bonnes !

Et au bout de 3 semaines, Ezekiel étant reparti à la crèche en journée, elle avait le sein exclusivement pour elle toute la journée et ainsi, j’étais sûre qu’elle avait bien tout le lait dans son ensemble (le lait plus liquide et gorgé d’eau en début de tétée pour bien hydrater, et le lait plus gras et riche en fin de tétée pour bien « manger »).

Comme pour son frère, j’ai eu une seule fois un engorgement qui a débuté (et que j’ai rapidement fait passer notamment avec l’aide d’Ezekiel que je faisais un peu plus téter sur le sein douloureux).

Pour Azilis, pas de reprise de travail envisagée aux alentours des 9 mois comme son frère. J’avais déjà décidé d’une reconversion professionnelle avant d’être enceinte d’elle ! J’avais donc plus de temps à la maison. J’ai en tout pris 13 mois de congé parental à la suite de mon congé maternité / solde des congés payés. C’est-à-dire que j’ai repris une activité au tout début du mois de septembre 2019, Azilis venait d’avoir 17 mois !

Pendant ce temps, j’ai eu besoin de la faire garder seulement quelques petites fois, et rarement des journées entières. De septembre à décembre 2018, pendant mon bilan de compétences, c’est la maman de mon chéri qui l’a gardée des matinées pendant mes rendez-vous. Je laissais alors du lait en biberon qu’elle n’a quasi jamais bu. On a aussi tenté de lui donner directement au gobelet, à la cuillère… Elle attendait patiemment maman pour sa tétée directement à la source. Et en général, ces après-midi là étaient « full tétées » !!!

A partir de mars 2019, afin de commencer à me libérer du temps et à préparer mon nouveau projet professionnel, Azilis a été gardée en micro-crèche. Seulement 2 matinées par semaine jusqu’à fin mai, puis ensuite en juin et juillet, 2 journées entières par semaine ! Je continuais de tirer mon lait et de le fournir à la crèche qui lui proposait à la tasse 360 ou directement au gobelet. Elle en consommait un peu et rapidement, elle n’en prenait plus, j’ai donc arrêté de tirer mon lait (ce qui était tout de même chronophage sur mes petits moments solo) et elle savait s’adapter.

Photo de mon amie Elisa Baron

Azilis a commencé la diversification très lentement. Un peu comme pour son frère, je ne savais pas trop si on allait pratiquer la DME (diversification menée par l’enfant) ou pas. On est juste restés à son écoute. On a tenté quelques purées, qu’elle ne faisait que goûter du bout des lèvres. On a alors proposer des morceaux de légumes cuits (comme les bouquets de brocolis) qu’elle gérait donc seule. Elle avait je pense 11 mois quand vraiment son apport alimentaire autre que le lait a commencé à devenir « important ». Et c’est très bien. Elle était intéressée par les aliments, pour les observer, les toucher, les goûter, mais pas vraiment les manger avant ce moment là !!

Désormais, nous sommes en octobre 2019, elle est gardée à la micro-crèche 4 jours 1/2 par semaine et y mange très bien. Pas toujours de grosses quantités, et souvent très lentement, mais elle mange et complète son alimentation avec des tétées à la demande lorsqu’elle est avec moi.

Et puis parfois, même si on est ensemble, elle peut se passer du sein toute une demie-journée si elle est bien occupée par ailleurs. En balade, lors d’activités passionnantes etc.

Je ne sais absolument pas à quel moment notre aventure lactée prendra fin. Irons-nous jusqu’à 3 ans comme avec Ezekiel ou au-delà ? Arrêterons-nous avant par choix de l’une ou de l’autre ? Seul l’avenir nous le dira. Je me laisse porter par nos ressentis, je lui fais confiance, je réponds à son besoin. Et lorsque l’une de nous sera prête à arrêter, on entamera un sevrage qui nous fera passer à une autre étape tranquillement !

J’espère que cet article vous a plu et surtout si vous avez la moindre question, n’hésitez pas à me la poser dans les commentaires, j’y répondrai avec plaisir !

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